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Les villes à visiter dans le Tarn-et-Garonne

MONTAUBAN : VILLE D'ART ET D'HISTOIRE

http://www.centredupatrimoine.montauban.com/

Montauban appartient au réseau national des Villes et Pays d’art et d’histoire depuis 1998.
Le ministère de la culture et de la communication attribue l’appellation « Villes et Pays d’art et d’histoire » aux collectivités locales qui animent leur patrimoine. Il garantit la compétence des guides-conférenciers et des animateurs de l’architecture et du patrimoine ainsi que la qualité de leurs actions.
Des vestiges antiques à l’architecture du XXe siècle, les Villes et Pays d’art et d’histoire mettent en scène le patrimoine dans sa diversité.
Aujourd’hui, un réseau de 183 Villes et Pays vous offre son savoir-faire sur toute la France.

A la rencontre du Quercy, du Rouergue et de l’Aquitaine au cœur d’une vaste région agricole, Montauban se dresse telle une sentinelle sur le Tarn.

 

MONTAUBAN AU MOYEN AGE

Soucieux de renforcer le nord de son territoire, le Comte de Toulouse fonde en 1144 la ville de Montauban, au sommet d’un éperon rocheux dominant le Tarn. A l’abri de fortifications, organisée autour d’une vaste place et bénéficiant d’une charte avantageuse, la cité se développe rapidement grâce à une intense activité commerciale. Malgré un siècle de crise provoqué par les épidémies de peste et la guerre de Cent Ans, la vocation marchande de la ville se maintient, favorisée par l’achèvement du pont sur le Tarn (1335).

 

UNE CITE PROTESTANTE

Convertie au protestantisme dès 1561, Montauban s’affirme durant les guerres de Religion comme l’un des principaux bastions huguenots. La ville accueille le futur roi Henri IV à plusieurs reprises et devient un important foyer culturel, comme en témoigne l’académie de théologie. Assiégée durant trois mois par les troupes de Louis XIII en 1621, Montauban résiste victorieusement et ne cèdera qu’en 1629, après la prise de La Rochelle par les armées  du roi.

 

UNE VILLE REMODELEE

Aux 17e et 18e siècles, la ville connait une grande prospérité fondée sur l’industrie textile ou minotière etse transforme sous l’action conjointe des évêques et des intendants, De nombreux chantiers se succèdent : démolition des fortifications, reconstruction de la cathédrale, aménagement de quais, édification d’hôtels particuliers… Devenue préfecture du département de Tarn-et-Garonne en 1808, Montauban se modernise au 19e siècle malgré le déclin de son industrie : gares ferroviaires, jardin des plantes, casernes et lycées ponctuent dorénavant le paysage urbain.

 

MONTAUBAN AUJOURD’HUI

Durant les deux guerres mondiales, la ville abrite de nombreux réfugiés, notamment espagnols et italiens. Après-guerre, l’économie locale redémarre, tirée par la forte croissance du secteur tertiaire. L’exode rural, le baby-boom et l’arrivée massive des rapatriés d’Algérie provoquent une importante croissance démographique et la ville gagne progressivement sur la campagne avoisinante. Aujourd’hui, Montauban s’étend sur 13 500 hectares et compte 58 000 habitants.

LES SITES A VISITER A MONTAUBAN :

la place nationale

Cœur de la ville vers lequel convergent la plupart les rues du centre ancien, la place s’enorgueillit d’être l’une des plus anciennes places urbaines de France. Haut lieu de la vie publique, elle a longtemps abrité les pouvoirs municipaux (maison consulaire, borne des proclamations) et judiciaire (pilori). Aujourd’hui ne demeure que sa fonction marchande, qui depuis près de neuf siècles constitue sa véritable raison d’être.

Ruinée par deux incendies en 1614 et 1649, elle est entièrement reconstruite grâce à la générosité royale et à la volonté des consuls. L’alignement des façades scandées de pilastres monumentaux, l’emploi systématique de la brique  et le voûtement des couverts sur croisés d’ogives traduisent la volonté d’unifier l’architecture, de faciliter la circulation de l’air et de rendre les maisons moins vulnérables au feu. Achevée au début du 18e siècle, elle forme un ensemble harmonieux et homogène dont la restauration s’est terminée en 2009. Derrière les portes se dissimulent de profondes habitations, articulées en plusieurs corps de logis autour d’une cour, auxquels on accède par de beaux escaliers de briques et de bois prolongés par des coursives.

 

l’ancien college

Arrivés en 1629 à la suite de Richelieu, les Jésuites acquièrent en 1676 un hôtel particulier sur la limite nord-est de la ville, pour y construire leur nouveau collège et leur chapelle (actuelle église Saint-Joseph). Agrandi à plusieurs reprises, le bâtiment s’organise autour de deux cours, auxquelles répondaient des jardins aujourd’hui disparus. Reconverti en fonderie de canons durant la Révolution, le bâtiment retrouve sa fonction d’enseignement jusqu’en 1961. Il abrite aujourd’hui, l’Office de Tourisme, la Direction du Développement Culturel, le Conservatoire de danse et le centre du patrimoine.

 

l’eglise saint-jacques

 

De la première église élevée au 12e siècle, il ne reste rien, celle-ci étant reconstruite au siècle suivant par les grandes familles montalbanaises, en expiation de leurs sympathies pour les Cathares. Monument exemplaire de l’architecture gothique méridionale, elle présente une vaste nef unique voûtée sur croisée d’ogives, des fenêtres étroites, une abside polygonale et un clocher de type toulousain.

Transformée durant les Guerres de Religion en tour de guet (clocher), atelier de fabrication du salpêtre (nef) et fortin (chœur), l’église porte encore en façade les impacts des boulets de canons du siège de 1621. Après la reconquête catholique (1629), le cardinal Richelieu, ministre du roi, ordonne la reconstruction à l'identique des parties ruinées de l’église. Celle-ci devient même un temps cathédrale (1629-1739), l’ancienne ayant été détruite en 1561. Augmentée de portails latéraux au 18e siècle, sa façade reçoit au 19e siècle un décor néo-roman, tandis que la nef et le chœur se parent de décors muraux.

 

le musée ingres

Durant la guerre de Cent Ans, le traité de Brétigny (1360) offre la possession de Montauban aux Anglais, qui débutent immédiatement  la construction d’un fort au bord du Tarn, la rive gauche étant demeurée française. A leur départ en 1369, l’ouvrage est inachevé. En 1664, l’évêque Pierre de Bertier décide d’établir son nouveau palais épiscopal sur les ruines de cet ancien fort anglais. Ce vaste hôtel particulier se déploie autour d’une cour fermée par un mur écran percé d’un portail majestueux. Devenu hôtel de ville après la Révolution, il accueille également le premier musée municipal ainsi que l’école de dessin. A sa mort en 1867, Ingres lègue à sa ville natale l’ensemble des œuvres de son ateliers, sa collection d’antiques et son fameux violon.

Aujourd’hui, les salles basses accueillent les collections lapidaires et archéologiques, un important ensemble de faïences ainsi que les expositions temporaires. Au rez-de-chaussée, deux salles abritent les sculptures de Bourdelle (1861-1929). Le premier étage est consacré à l’œuvre d’Ingres tandis que le second offre un panorama de la peinture européenne des 17e et 18e siècles.

Le musée sera fermé pour rénovation à compter de janvier 2017.

 

le muséum VICTOR BRUN

Ouvert en 1854 dans l’ancien palais de la Cour des Aides, le muséum présente un bel ensemble de mammifères, poissons et insectes ainsi qu’une importante collection de 2 661 oiseaux naturalisés comprenant la quasi-totalité des espèces européennes, remarquable par son état de conservation. La paléontologie se distingue par une série de fossiles des phosphorites du Quercy, tandis que dans les vitrines dédiées à la minéralogie figure notamment un fragment de la célèbre météorite d’Orgueil, tombée près de Montauban en 1864.

 

le pont vieux

Prévu dans la charte de fondation de la ville de 1144, le pont n’est finalement construit qu’au début du 14e siècle, avec le soutien du roi Philippe le Bel. Achevé en 1335, il était autrefois protégé par deux tours et abritait au centre une chapelle dédiée à sainte Catherine, patronne des mariniers. Celles-ci ont été détruites au fil des siècles afin de favoriser la circulation.  Depuis sept siècles, ses hautes arches, ses fortes piles  munies d’avant-becs et percées de hautes ouvertures, lui ont permis de résister aux plus terribles crues du Tarn.

 

 

 

 

 

la cathédrale notre-dame-DE-L’ASSOMPTION

Edifiée au point culminant de la ville au lendemain des Guerres de Religion et portant les armes du roi de France au fronton, la cathédrale symbolise la toute-puissance de la royauté catholique sur l’ancienne ville rebelle protestante. Consacrée en 1739, elle est l’œuvre de trois architectes royaux successifs, François d’Orbay, Jules Hardouin-Mansart et Robert de Cotte. Les quatre statues des évangélistes portées en façade sont des copies des œuvres du sculpteur Marc Arcis. Très dégradées, les œuvres originales ont été déposées à l’intérieur de la cathédrale.

L’intérieur rompt fortement avec l’esthétique de l’église Saint-Jacques : les fenêtres hautes, parées de verres blancs inondent la nef de lumière, que les badigeons clairs des murs accentuent encore. La cathédrale abrite un mobilier remarquable, parmi lequel un orgue en noyer (17e), une chaire à prêcher (18e) et un baldaquin Napoléon III (19e). Dans le bras nord du transept trône l’une des œuvres majeures d’Ingres, le Vœu de Louis XIII (1824). En 2010, un trésor a été aménagé dans la grande sacristie, ouvert lors de visites guidées organisées par le centre du patrimoine.

 

le théatre olympe de gouges

Dès le milieu du 18e siècle, les consuls dotent Montauban d’une salle de spectacle. Trop exiguë, celle-ci est reconstruite en 1849 dans l’esprit d’un théâtre à l’italienne. L’ouverture de la place Lefranc de Pompignan en 1878 libère l’espace autour du théâtre, autorisant la construction d’une nouvelle façade en 1931, en remplacement de celle malcommode située rue de la Comédie. Inspirée de la place Nationale, elle est ornée de quatre bas-reliefs du sculpteur Abbal : la Danse, la Musique, la Poésie et la Comédie.

PLAN DE LA VILLE :

 

 

MOISSAC : VILLE D'ART ET D'HISTOIRE SUR LES BERGES DU TARN

http://tourisme.moissac.fr/fr/connaitre-moissac/les-10-dates-cles

 

 

L'histoire de Moissac en 10 dates clés

Moissac fait partie du réseau des 184 villes réunies au sein du Label Villes et Pays d'Art et d'Histoire. Elle est donc dotée d'un service du Patrimoine qui anime et valorise l'architecture et le patrimoine sous toutes ses formes. L'histoire et la variété du patrimoine bâti à Moissac est importante, mais en voici les grandes lignes ...

pourtract moissac

 

  • Début du IXe siècle : premiers documents attestant l’existence du monastère Saint-Pierre de Moissac.

  • 1047-1063 : affiliation de Saint-Pierre de Moissac à la puissante abbaye de Cluny.

  • 1100 (tout rond!): construction du cloître roman, sous l'abbatiat d’Ansquitil

  • 1212 : siège de Moissac par Simon de Montfort lors de la croisade des Albigeois

  • 1626 : fin de la vie bénédictine, les moines sont remplacés par un chapitre de chanoines

  • 1791 : fin, avec la Révolution française, de toute vie communautaire religieuse dans l’abbaye. L’église abbatiale devient l’église paroissiale de Moissac.

  • 1843-1847 : construction du canal latéral à la Garonne

  • 1850 : la ligne ferroviaire Bordeaux-Sète scinde l'ensemble abbatial, le cloître est sauvegardé de justesse

  • 1930 : grandes inondations qui provoquent une destruction partielle de la ville, reconstruite en style art déco

  • 1939-1950 (hors 1942-44) : recueil et sauvetage de 500 enfants juifs au sein d'une maison gérée par le mouvement scout israélite.

  • 2013 : une chapelle clunisienne est mise au jour lors d'un chantier d'aménagement autour de l'abbatiale.

 

Labels et distinctions :

De plus en plus de touristes attirés par les joyaux de l’architecture moissagaise, visitent  la ville. À ce titre, la commune bénéficie de plusieurs labels :

 

Logo Unesco petit

Passage incontournable du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (GR 65), des milliers de pèlerins font une halte à Moissac, pour découvrir l’ancien cloître  et le portail roman de l’abbaye, inscrits au Patrimoine Mondial de l’UNESCO en 1998. Une reconnaissance internationale qui illustre à merveille le prestige du patrimoine de la cité uvale.  en savoir plus sur le label

 

Gourmands de découvertes : Moissac vous attend pour vos prochaines vacances en Midi-Pyrénées. S’inscrivant dans un paysage épicurien où dominent les vergers et les vignes du raisin AOP Chasselas, étape sur les

chemins de Compostelle, Moissac est également un haut lieu de l’art roman en France. 

en savoir plus sur les Grands Sites de Midi-Pyrénées

 

VAH logo

Membre du réseau national Villes et Pays d’Art et d’Histoire, composé de 181 villes et pays. Décerné par le Ministère de la Culture et de la Communication, ce label est attribué aux collectivités territoriales qui animent leur patrimoine. Il garantit la compétence des guides conférenciers et des animateurs de l’architecture et du patrimoine. Des vestiges antiques à l’architecture du XXIème siècle, la ville met en scène son patrimoine.  en savoir plus sur le réseau

 

label 3fleurs

Moissac possède le label 3 fleurs des Villes et Villages Fleuris. Pour attribuer ce label, 3 critères sont pris en compte : le patrimoine paysage et végétal (arbres, arbustes, fleurissement), le développement durable et le cadre de vie (respect de l’environnement, embellissement du cadre bâti, propreté…), les actions d’animation et de valorisation touristique. Découvrez au quotidien le charme et les atouts du fleurissement moissagais !   en savoir plus sur le label

 

LogoSRG

Le chasselas, le patrimoine et les visites des fermes chasselatières font de Moissac l’un des 50 sites Remarquables du Goût. L’association s’attache à défendre et à promouvoir la richesse des produits du terroir ainsi que le patrimoine naturel et bâti, associé à ces fleurons emblématiques de l’art de vivre à la française.

en savoir plus sur le label

 

 handicap VF
Accueillir les enfants en situation de handicap au sein des accueils de loisirs municipaux : depuis avril 2015, la ville de Moissac est signataire de la charte de déontologie qui a pour ambition de permettre à tout enfant en situation de handicap d’avoir accès aux accueils de loisirs dès le plus jeune âge.       

en savoir plus sur la démarche

 

Moissac a obtenu le titre de « Ville Amie des Enfants » grâce à la richesse des actions menées à destination des enfants sur notre territoire : bien-être et cadre de vie; non-discrimination et égalité d’accès aux services ; participation citoyenne des enfants et des adolescents ; sécurité et protection ; parentalité ; santé, hygiène et alimentation ; handicap ; éducation ; jeu, sport, culture et loisirs et enfin, solidarité internationale. en savoir plus sur le titre